Très chère Contraception...

La contraception féminine est l’outil de libération de la femme. C’est aussi un fardeau.

On nous met plusieurs options sous le nez, mais on prend les décisions à notre place.

On nous cache des effets, et on retire ces médicaments de la vente quand les mêmes sont remarqués chez les contraceptions masculines.


Tu peux dès maintenant retrouver une infographie sur les moyens de contraceptions féminins sans hormones dans l'Atelier (et plein d'autres créations). Il te suffit de t'abonner gratuitement par mail pour recevoir tes codes d'accès.


L’article d’aujourd’hui est un coup de gueule. Un hurlement de gueule que j’ai besoin de pousser, comme une bouteille à la mer.


Merci à ce magnifique mouvement de sororité, qui grimpe de plus en plus chez les femmes de notre génération. Violences conjugales, obstétricales, viols, patriarcat omniprésent, mansplaining, injonctions à la maternité et à la féminité, charge mentale…


Merci à des comptes Instagram comme Paye Ta Contraception, Wesh Soeur, Balance Ton Utérus, T’as Joui ou encore Bordel de Mères. Vous éclairez nos vies de femmes.




Chère Contraception,


J’ai fait ta connaissance dès l’âge de 14 ans, lorsque mon dermatologue n’avait plus d'espoir en ce qui concernait mon acné. Pourtant tout y était passé, jusqu’à la prescription du célèbre Roaccutane (même s’il est interdit aux moins de 16 ans…).


A cet âge-là je n’étais pas consciente de mon corps, et encore moins de ce que je voulais réellement pour ma santé. Je ne voyais que le harcèlement subi au collège, puisque j’étais “difforme”. Une vaste étendue d’infection à la place du visage.

Alors, quand le dermatologue m’a assuré que tu serais un miracle, je l’ai cru. J’ai dit oui.


Et il avait raison, le bougre ! Après de douloureuses années passées sans vraiment connaître mon visage, toutes ces aspérités ont disparues en l’espace d’un mois.

Un miracle…


Pour ma vie sociale, oui. Pour ma santé… Un vrai désastre.


J’ai rapidement compris que j’allais souffrir à cause de toi, mais j’étais déterminée à le faire en silence. Enfin des personnes acceptait d’avoir des relations amicales avec moi, je n’allais pas tout gâcher parce que j’avais des migraines ou des douleurs à me figer sur place.

Alors je t’ai accepté.


Nausées, règles plus qu’abondantes, syndrome prémenstruel, libido au point mort, déprime… Tous ces symptômes se sont enchaînés. Et je n’ai rien vu.


Pourtant c’est flagrant ! Mais tout est tellement insidieux avec toi, ils arrivent petit à petit et de plus en plus fort. Tu me fais mettre ça sur le coup de l’adolescence, de mon corps qui change, des hormones qui font leur boulot.


Rectification : mes hormones font leur boulot, celles que tu me fais avaler n’ont rien à faire là.


Et un jour c’est la goutte d’eau qui fait tout déborder. Un symptôme de trop, ce n’est plus possible.

Je ne peux pas être si mal pendant 4 jours tous les mois. C’est 48 jours par an. C’est 1 776 jours dans la vie d’une femme, entre 13 et 50 ans. Je ne peux pas me permettre d’être déprimée, sur les nerfs ou clouée au lit de douleur pendant tout ce temps à cause de toi.


Sans compter que tu n’es pas forcément fiable, puisqu’on peut t’oublier. Ça m’est arrivé. Avec toutes les angoisses que tu peux donner.


J’ai décidé de te quitter. Après 5 années auprès de toi, c’est terminé.

Une médecin m’assure que l’implant sera plus approprié pour mon corps, que j’en aurais fini avec ses règles plus que douloureuses. Je pars donc pour cette aventure.


Il n’aura pas fallu bien longtemps pour que le soufflé retombe. Oui, c’est sûr, je n’ai plus mes règles. Mais qu’est-ce que j’ai reçu en contrepartie ? Un syndrome prémenstruel encore plus intense et des fringales à vider les placards de sucreries… En plus des autres symptômes qui sont restés !


Oui mais voilà, comment je fais moi, pour me débarrasser de toi ? Définitivement ?

J’ai bien demandé à te retirer de mon bras pour placer un stérilet sans hormones, mais il m’a fallu 3 médecins pour qu’on me dise oui. Des doutes, de l’attente et de la souffrance. Encore.


Allez, un peu d’optimisme ! Après tout, ça y est, je vais pouvoir l’enlever et enfin connaître la contraception non hormonale !

Eh non… Implant coincé dans la chair, stérilet impossible à poser à cause de la douleur. Mon col est bien trop serré à cause du stress.


Foutu corps.


Une heure à me triturer l’utérus dans la douleur et à me charcuter le bras bien après la zone anesthésiée. Pour rien.


Des pleurs.


Je fais tout ça pour toi, mon Corps, tu ne comprends pas ?!

Comment veux-tu que je me débrouille si tu ne me laisse pas faire ? Maintenant c’est Traumatisme qui prend le relais et qui me fait encore plus peur ! C’est du beau boulot ça !


Et maintenant ?


Maintenant, Corps laisse faire Traumatisme. En attendant qu’il s’en aille gentiment, ou qu’une décision de colocation soit prise.


Ma chère Contraception, j’espère que ma propre fille ne connaîtra pas la douleur que tu infliges. J’admire ma mère de t’avoir supportée en silence. Je prie pour mes sœurs qui ne connaissent que toi.


A bon entendeur

Qui suis-je ?

Salut, moi c'est Déborah !

Tu peux m'appeler Deb ;)

J'ai créé ce blog en novembre 2019, pour partager mes expériences et mon train de vie.

En lisant ma page à propos, tu verras que je suis passionnée de petite enfance. Tu trouveras donc sur ce blog quelques articles liés à l'éducation, au développement de l'enfant.

Tu pourras aussi lire sur les difficultés de la parentalité et ce qu'on appelle la matrescence. Si tu ne sais pas de quoi il s'agit, je ne peux que te conseiller ce merveilleux podcast, animé par Clémentine Sarlat, qui m'a énormément fait réfléchir sur ma place de femme et de future maman.

La Matrescence.jpg

En dehors du monde de la parentalité, tu trouveras des sujets plus légers. Organisation, développement personnel et expériences de vie font partie de ce blog, tout comme ils font partie de ma vie.

A travers ce blog, je partage la simplicité, l'authenticité. La vie d'une jeune femme, avec ses passions et ses difficultés.

Je suis là pour te faciliter la vie, pour te redonner un peu de motivation quand tu te fatigues.

Une petite fleur qui pousse sous la pluie :)

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